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REINTEGRATION DURABLE DES MIGRANTS : LA COTE D’IVOIRE VEUT PASSER DE LA CONCERTATION A L’ACTION ET AU FINANCEMENT

jeudi 29 octobre 2026


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Abidjan, le 29 octobre 2026 – Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, représentant le Vice-Premier Ministre, Téné Birahima Ouattara, a appelé à franchir une nouvelle étape dans la politique de réintégration durable des migrants, en privilégiant la mobilisation des financements et la mise en œuvre d’actions concrètes.

Il intervenait à l’ouverture de la deuxième Conférence Nationale sur la Réintégration des Migrants (CNRM 2), ce jeudi 29 octobre 2026 à Abidjan, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre délégué chargé de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Adama Dosso, ainsi que de partenaires techniques et financiers, de représentants du secteur privé, de migrants et de jeunes.

Organisées les 29 et 30 octobre par le ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, à travers le ministère délégué chargé de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en partenariat avec la plateforme Stay in Africa, les assises portent sur « Les mécanismes de financement et les processus décisionnels pour une réintégration durable des migrants et le développement des territoires ».

Le slogan « De la concertation à l’action, de l’engagement au financement » traduit pour Siandou Fofana le changement de cap exigé. Il s’agit de dépasser le cadre des intentions pour inscrire la réintégration des migrants de retour dans une logique opérationnelle, budgétaire et territoriale. 

Cette ambition se concrétise notamment à travers KITLANY, un programme de réinsertion porté par Stay in Africa. Sa phase pilote prévoit d’accompagner 300 personnes, dont 200 migrants de retour et 100 jeunes issus des territoires concernés, à travers notamment l’accompagnement psychosocial, la formation et l’insertion professionnelle.

D’un coût estimé à 2 milliards de FCFA et prévu sur 18 à 24 mois, le projet devrait générer 150 emplois directs et toucher 1 200 bénéficiaires indirects.

Selon Adama Dosso, deux tables rondes de bailleurs doivent permettre de présenter les différents volets du projet et de recueillir des engagements concrets. L’objectif affiché est de mobiliser plus de 50 % du financement recherché.

Le gouvernement a ainsi invité les ministères concernés, les collectivités territoriales, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers à mutualiser leurs efforts afin de faire de la réintégration des migrants un levier d’autonomie, d’insertion socio-économique et de développement des territoires.

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